J'aurai peut être dû prévenir... j'ai enfin pris des congés ! D'où ce silence parce que bon... il avait plein de choses à faire et assez peu de temps à passer devant le PC. Cependant, je ne reviens pas les mains vides puisque je vous propose un article Vrac -ça faisait longtemps- pour parler des copains, de figurines peintes et non peintes, de podcast et vous proposer un reportage photos animalier.
A lire en plusieurs fois pour le bien de votre santé mentale (sauf si vous avez été mis au chômage partiel auquel cas je me fais une joie d'égayer votre journée...)
Encore un article écrit en plusieurs fois, j'ai commencé à mon retour de congés et... suite à une faille spartio-temporelle ça fait déjà un mois que j'ai repris le travail. Bon sang, il est temps de finir !
Tour des copains
Certains commencent à le savoir, j'adore rencontrer des gens ! Alors quand en plus ils sont joueurs (ou mieux, figurinistes!) je trouve toujours intéressant de les rencontrer. J'ai fait plein de super belles rencontres comme ça et donc chaque fois que je pars en vacances en France, j'essaie d'en profiter pour voir les joueurs du coin. Cette fois-ci n'a pas loupé, j'ai récidivé...
Étape 1 : Philippe le fou
Étant parti du côté de la Vendée, je me suis rappelé qu'il y avait un gros posteur sur Facebook qui nous proposait toujours pleins de figurines peintes. Au début, je pensais qu'il publiait ce qu'il avait de peint chez lui, mais non, il peint tours les jours et présente toutes les semaines sa production ! Je l'ai donc contacté et il m'a gentiment invité à venir prendre un verre et voir "l'antre". Je n'ai pas été déçu, mais je vous laisse déjà vous faire une idée ! Vous connaissez mon amour de la fantasy, je n'ai pas pris l'intégraltié de chaque vitrine en photo j'ai priori nains et elfes.
ça en fait de la figurine, non ? La plupart peinte qui plus est... Un poil trop de Games Workshop pour le joueur hétéroclite que je suis mais ça n'en est pas moins extrêmement impressionnant. Quand en plus on sait qu'il a construit lui-même les étagères pour exposer ses figurines avec estrade et LED ça rend carrément humble... Pour ne rien arranger, Philippe (et sa femme) sont extrêmement sympathique et c'était une super soirée en leur compagnie. Pour ceux qui voudraient suivre tout cela je vous invite sur le groupe de peinture qu'à créé Philippe : le scorpion miniature.
Maintenant, j'ai plus qu'à quitter métier, femme et enfants imaginaires pour m'enchaîner à mon atelier pour rattraper mon retard...
Étape 2 : soirée à la Roche
La prochaine étape c'était de revoir le Wookie, le Covid-19 nous ayant privé de salons communs... J'ai donc retrouvé the Rafpark au bar à jeux de la Roche sur Yon : le Warp (que je ne peux que vous conseiller, le cadre est super et la tenancière vraiment, vraiment très sympathique !). On a mangé une pizza, bu des coups et un petit peu joué quand même, Raf nous a fait découvrir Alone. Il m'a dit "tu vas voir, je connais un endroit super sympa où passer sa soirée". Au début j'ai pas compris pourquoi j'étais assis seul à mon bout de table alors que tous les autres se massaient en face. J'ai pris mon ingénieur, j'ai posé un pied dans le couloir et là j'ai compris...
Alone est un jeu asymétrique où un pauvre humain (qui n'a le choix que de sa classe) va devoir accomplir deux missions dans un hangar / vaisseau / ruine abandonné ou presque. Il sait la taille du lieu, la présence de deux étages mais c'est tout. A lui de trouver les lieux où remplir ses missions et d'y parvenir. Seulement, là où cela se complique c'est que, vous voue en doutez, le lieu n'est pas si abandonné. Entre les cultistes et tous les monstres à dents pointus qui trainent il va falloir gardé sa santé ET sa santé mentale. Qui aime courir et tomber nez à nez avec une bestiole prête à le manger après tout ? De plus, bien que vous voyez les salles dans lesquels vous vous êtes déplacé à ce tour, à la fin, tout s'évapore hormis la salle où vous êtes (et les salles adjacentes?) il faudra donc se souvenir du chemin et soit réexplorer les salles avant d'entrer, soit foncer à l'aveugle en espérant ne pas tomber nez à nez avec de trop vilaines bestioles. J'ai beaucoup aimé cette partie, avoir un monstre tricéphale en face de moi m'a bien éclaté j'ai adoré la prise de risque "obligatoire" qui donne un certain frisson lorsque l'on fonce tête baissée. Bien que le jeu soit un amas de petite mécaniques plus qu'un réelle nouveauté ludique, c'était très frais à jouer (pour ne pas dire glaçant). Resterait à voir ce que donne le jeu sur le long terme.
Je rappelle que Rafpark est le commanditaire du regroupement de vieux vénérables joueurs écrivant sur le blog désormais collectif : Geek level 60.
Étape 3 : Ké'hen co : goûter ludique
Une autre rencontre sympathique fût celle de Ké Henco qui a débuté il n'y a pas si longtemps dans le hobby de la figurine. Venu à moi par l’intermédiaire d'une connaissance commune, on a pas mal causé et je ne peux que vous inviter à aller sur le blog de ce sympathique peintre bourré de talent ! Il a notamment contribué à la cause avec son tutoriel sur le marbre, à disposition sur son blog (et bientôt corrigé ? 😋 )
Toujours est il qu'il m'a accueilli dans ces appartements et que j'ai pu voir ses œuvres pour de vrai de vrai. Ce grand fou a même bravé le Covid pour aller nous acheter de bonnes viennoiseries pour le goûter, la grande classe ! C'était un moment fort sympathique en sa compagnie et j'ai hâte de remettre ça, autour d'une partie cette fois-ci je l'espère.
En revanche je nierais catégoriquement toute allégation quand à la proximité du temple du jeu de son domicile, d'un hypothétique passage par là de me part et d'un scandaleux pillage de la vitrine d'occasion.
L'atelier du maître !
Le space marine qui était en cours, depuis trouvable sur le blog
Tout assaut sur l'empire peint. Et oui monsieur, prenez en de la graine ! (moi aussi d'ailleurs...)
Étape 4 : vieux Briscard
Bon, faut pas le prendre mal Charlie, mais c'est la seule blague "pirate" que j'ai trouvé...
J'ai rencontré Charles sur le net, en parlant de Freebooter's Fate, le jeu allemand se passant dans les caraïbes avec des pirates mais pas que ! Nous avons commandé ensemble les livres de la V1 en Allemagne et convenu d'une livraison en main propre. Livraison un peu retardée suite aux bouleversements de nos vies respectives et du contexte actuel. Nous avons toutefois pu nous voir, en son domaine et échanger de vive voix. Nous avons discuté, discuté... et la soirée est passée tellement vite que nous n'avons pas joué et que nous avons à peine pris le temps de regarder la collection fraichement débarquée des cartons ! Nous entrons donc dans la partie dark de l'article avec les photos prises de nuit dans le garage.
Fenryll si je ne m'abuse, une belle base de jeu de rôle !
Retour à Mordheim !
Le travail en cours sur deux demoiselles parfaitement à leur place dans la cité des glaces
La prochaine fois, espérons que ça se fera en plein jour autour d'une table de jeu du Canada ou des Caraïbes !
Peinture
Bon, je n'ai pas non plus fait que glander... La peinture a surtout pris l'air pendant mes congés mais j'ai quand même réussi à faire quelques figurines.
J'ai terminé mes premières figurines officielles Star Wars Légion : les wookies. Ces grosses boules de poil ont été peint avec une base blanche posée à l'aéro (c'est pas encore ça, mais ça progresse) et différentes teintes de bruns assez liquides. Je déteste le fait qu'on colle à tous les wookies la couleur de Chewbacca alors j'ai vraiment voulu représenter toutes les peintes possibles chez cette espèce. A la réflexion, j'aurai peut être du faire des fourrures à couleurs multiples plutôt qu'unies. J'ai opté pour du cuivre et un poil de cuir pour les sangles. Pas facile de faire ressortir tout ça... J'ai soclé le tout en mode forêt et le tour était joué.
Entre temps, je leur ai ajouté un chef, Chewbacca ! J'ai essayé de coller à sa fourrure officiel entre brun et noir, c'est de la peinture rapide et je vois que j'ai fait sauté la couleur du socle... A reprendre donc avant de vernir tout ça !
J'ai également peint deux autres figurines pour Star Wars Légion mais cette fois-ci, imprimée en résine. Ce sont Cassian Andor et son fidèle K2-SO. Je n'ai remarqué qu'au moment de prendre la photo la similitude de la pose entre les deux... J'y ai adjoint un droïde médical de la rébellion qui a connu des jours meilleurs ! J'ai chié la barbe de Cassian, sa peau est trop claire, j'ai merdé mon weathering sur le droïde. Shit happens, je ferai mieux la prochaine fois.
Enfin, j'ai fait une enfant de Dragon ! En vérité elle a été peinte après mais soclée avant, c'est elle qui m'a donnée l'idée de forêt profonde avec écorce, mousse... La peinture est très light, la peau volontairement très clair pour représenter ses origines nordiques. Seul le bouclier est plus travaillé car j'ai voulu donner à ce bouclier à bandes un aspect magique. Les photos sont surexposés et comme j'ai laissé la dragonne à la capitale... pas moyen de me rattraper !
Malheureusement, je ne vais pas pouvoir continuer sur ma lancée Elder Scrolls, il a fallu faire un choix sur ce que je pouvais emmener en confinement. En revanche vous allez avoir du Star Wars et de la fantasy c'est moi qui vous le dit !
Moonstone
Un mini Open The Box, j'ai reçu la boite de démarrage de Moonstone et le splendide livre de règles en A4. Comme d'habitude, pour une critique du jeu en lui-même je vous invite à vous procurer le Ravage 19 ;)
Je préciserai juste que le livre est d'une très grande qualité, les histoires qui y sont ajoutées, qui le différencie de la petite version gratuite sont d'une très grande qualité littéraire. Pas facile à lire parce qu'on est sur un vocabulaire très exotique mais le ton et l'ambiance sont absolument génial.
La petite boite et le grand livre. Avec toujours cette superbe image.
Le contenu de cette petite boite. Figurines, dés, cartes, jetons, règles, réglette de mesure
Le gabarit est très apprécié surtout aux couleurs Moonstone.
De très belles cartes, épaisses, qui tiennent bien en main. Ici les profils (disponibles aussi en ligne, en EN et FR)
On trouve aussi les ordres du jours et les événements.
Et enfin, les cartes magie
Et voilà le résultat une fois montés !
Podcast 40k : troisième (et dernier?) épisode
De retour également le podcast 40k ! Ce troisième épisode reprend les mécaniques de jeu afin de vous donner une idée du Gameplay de chacun. Nous avons parlé de Nécromunda, au Nom de l'empereur, Shadow War, One page Rule et votre serviteur a commenté Kill Team et Deadzone.
Comme d'habitude vous pouvez le retrouver en version libre à télécharger ici.
Si vous adorez avoir un visuel même quand ça sert à rien, il est aussi trouvable sur YouTube
J'aime vraiment beaucoup cet exercice, ce partage en live avec les autres, les conneries qui fusent forcément...Un grand merci à notre hôte David aka Death Jungle Chanel qui fait tout le montage et la gestion des volumes que vous n'ayez pas à changer le volume à chaque intervenant. Merci aussi aux autres pour leur bonne humeur et leur participation, au plaisir de se retrouver autour du micro.
C'est la fin des podcasts 40k mais j'espère vous revoir bientôt avec un nouveau podcast, toujours lié à la figurine. Et vous n'aurez pas plus, que ce teasing, faudra attendre !
Animaux
Rien à voir avec la figurine mais mes vacances ayant été animales, je voulais partager avec les amis de la nature les clichés qui en ont résulté. Ils ont été pris au Zoo de Thoiry ainsi qu'au zoo des Sables d'Olonne. Seules quelques photos sont de moi, les autres je les dois à mon amie. J'ai essayé de vous retrouver le noom de chaque animal, en espérant que le résultat vous plaira.
Zoo de Thoiry
Suricate
Tamarin Empereur
Coati à nez blanc
Raton laveur (en colère d'avoir été réveillé)
Saïmiri du Pérou
Saki à face blanche (mâle)
Titi Roux
Carima huppé
Vanneau soldat
Loriquet Arc en ciel
Grand Eclectus
Maman Wallaby de Bennet et son petit
Lions d'Afrique
Panda roux
Maki Catta
Zoo des Sables d'Olonnes
Ibis (rouge et blanc)
Spatule rosée
Loriquet de Swainson
Ibis australien
Goura de Victoria
Panthère de l'Amour
Potamochère roux (mais je préfère le terme de Cochon elfique)
Vari noir et blanc
Tamarin lion doré
Tamarin à tête dorée
maman gibbon à favoris blancs et son petit
Capybara
Loup à crinière
Atèle noir de Colombie
Lion de l'Atlas(disparu à l'état sauvage...)
Mangouste naine
Chien de buisson
Manchot du cap
Girafe de Kordofan
Iguane vert
Ouistiti Pygmée
Loutre d'Asie en plein repas
Calao terrestre
Tamarin pinché
Voilà c'est la fin de ce Vrac de vacances, en espérant que le contenu hétéroclite ne vous ait pas trop déplu. Prochaine étape, la mission Temple Of Madness de Rangers of Shadow Deep.
petit billet après une pause de vacances, ça commence à faire. J'étais tombé dans la boucle du : j'ai rien écrit donc il s'est passé plein de choses, donc j'ai plein de choses à écrire, donc ça me prend du temps, donc il continue de se passer plein de choses... Bref, j'ai commencé un article The Vrac, mais vu le temps que je mets à l'écrire, je me dis que je vais commencer par un petit billet en douceur mais que je suis sûr de finir rapidement !
Aujourd'hui donc, Warbound d'Indie Wargame et plus particulièrement la nouvelle figurine, celle du Roh'Na qui est disponible depuis quelques semaines aux côtés du Copp sur le site https://indiewargame.com/
Ce personnage est la clé de la faction raiders, ces mutants apocalyptique japanisant. D'un super concept Lux Thantor en a fait une super figurine et le tirage résine, s'il est équivalent à celui du Copp, promet un résultat de fou !
Plutôt qu'un long discours, je vous propose la vidéo officielle du personnage :
Pour reprendre l'idée d'un hobby raisonné et écologique, je n'ai pas envie de commander seulement mon Roh'na, ayant déjà le Copp (ici en ouverture, ici peint). Dans le même temps, cela m'embête de ne pas soutenir le projet et de ne pas participer (financièrement parlant) au développement du jeu, d'autant que le développement de la quatrième figurine (la troisième ayant déjà été lancé) dépendra directement des revenus générés par la vente des premiers modèles.
Quelle solution me reste t'il alors ? Recommander un Copp ? Prendre 2 roh'na d'un coup ? Ou bien commander avec d'autres personnes de la communauté ! J'ai choisi de relayer l'information sur Facebook et ai déjà deux candidats pour commander avec moi et leur remettre en mains propres. On limite la dépense inutile des envois et on partagera un moment de figurinistes une fois la situation sanitaire un peu apaisée...
Si jamais d'autres personnes personnes sont intéressées, n'hésitez pas à me faire signe, je laisse une petite semaine pour voir la réaction des gens (idéalement remise en main propre sur Paris ou Rennes).
Le retour à la grande ville fut des plus durs. La vie dans la capitale n'est pas de tout repos et le temps se fait rare pour l'humble conteur que je suis. Mais entre donc voyageur, réchauffe-toi et n'écoute pas mes tracas. Laisse toi conter l'histoire du soir. Une histoire de lames et de déshonneur, de magie et de meurtres... De trahison et de surprises ! Voyage avec nous jusqu'au village de Chepu'hou et émerveille-toi de ces paysages exotiques.
Les ordres du Shogun étaient clairs... Maruyama Kaori devait retrouver sans tarder Ikayama Matuko, enlevée par de misérables ronins alors qu'elle devait devenir la nouvelle concubine du Shogun. On lui avait sélectionné pour escorte Bayushi Renji et ses hommes, de simples mais courageux Ashigarus équipés de teppos. Ce groupe du Bakufu formé en hâte n'avait pas perdu de temps pour quitter Kyoto et grâce aux pouvoirs de divination de Dame Maruyama avait tôt fait de retrouver la trace de la demoiselle en détresse. Poursuivant leur proie jusqu'à une étrange vallée, ils arrivèrent à un village tout de brume recouvert... Une pancarte indiquait "Chepu'hou". Les étages supérieurs du château semblent sortir de la brume, comme une résidence dont les fondations seraient les nuages. Ainsi, c'est ici que la volonté du Shogun s'accomplirait.
Le village semblait désert... On n'y trouvait que peu de végétaux et l'odeur âpre qui régnait n'avait rien pour rassurer les hommes. Les ashigarus du Bakufu se déployèrent calmement sur le périmètre, jetant des regards furtifs aux habitations qui semblaient absolument vides. Alors que la troupaille menait une étude du terrain minutieuse, les leaders du groupe se dirigèrent promptement vers l'enceinte du château dont ils ne pouvaient détacher le regard.
Alors que la brume se levait doucement et que les regards commençaient à percer plus loin, on aperçut une ombre furtive en direction des remparts. Le Bakufu n'était à priori pas seul à s'être rendu sur place car cela ne ressemblait pas aux manières des brigands...
Le premier être que la troupe croisa prit la forme d'un moine Komuso. Passée la surprise, un ashigaru l'aborda affablement, lui offrant même un koku pour lui délier la langue. Langue qui malheureusement avait déjà été amputée... Assez pour l'empêcher de pas parler, mais trop peu pour l'empêcher de jouer de son étrange flûte aux tonalités... particulières.Il indiqua toutefois le château du doigt lorsqu'on lui demanda s'il avait vu quelqu'un d'autre ici. C'est pour cela que Dame Maruyama se dirigea vers les remparts alors que Bayushi Renji se rapprochait de la porte principale.
Après avoir définitivement vu une ombre passer par dessus le rempart, la chef du Bakufu fit de même. Elle se retrouva face à Ikayama Matouo... La cousine de sa cible. Ainsi donc, les Ikayamas ne comptaient pas obéir aux ordres du Shogun et offrir la jeune Matuko en qualité de concubine. Après une très brève analyse, dame Maruyama fit quelques gestes mystérieux et un petit soleil apparut entre ses doigts. A mesure que le disque enflammé grossissait, la femme samouraï qui lui faisait face adapta sa posture et fit le vide en elle. La boule de feu fonça droit sur elle et l'atteint avant de disparaitre, soufflée comme une vulgaire bougie alors que la guerrière disparaissait.
Son officier attiré par la déflagration passait la porte au nez et à la barbe des gardes (cuvant encore probablement leur vin), ne vit qu'un bref rictus d'énervement sur le visage de sa supérieure. Cependant, l'ombre avait déjà disparu... Avait-elle fait demi-tour ou s'était elle infiltrée dans le château à la vitesse de l'éclair ?
Les ashigarus se rendant vite compte que les maisons étaient plus que vides à l’exception des squelettes encore à l'intérieur, reportèrent leur attention sur l'allée bordant l'imposante muraille. Y voyant d'autres ombres, moins rapides se diriger en fonction des remparts, les premiers coups de feu retentirent. A chaque fois qu'un adversaire escaladait la muraille, il se retrouvait percé par les épaisses billes propulsées par les teppos. Mortels, mais extrêmement longs avant de tirer à nouveau...
Pendant ce temps, l'ombre jaune progressait dans les étages, les seules indications de son passage étaient les cris : ceux des hommes chargeant, puis, ceux de ces même bandits, agonisant...
Les hommes du Bakufu se devaient de poursuivre l'éclair jaune, mais sa célérité rendait la tâche difficile. D'autant que Dame Maruyama eut le malheur de s'appuyer sur une statue à l'entrée du château, qui s'éveilla alors, prête à dévorer celle qui avait dérangé son sommeil. Pas le moins du monde effarouchée, elle ne s'arrêta même pas pour regarder la bête et continua vers les portes du château, afin de poursuivre sa mission. Le pauvre Renji fut laissé seul pour se débarrasser du démon de pierre. Bien que moins puissant que la créature, il finit par déceler après quelques échanges de coups que le temps avait tout de même fait son œuvre... par une pression précise de la pointe de son sabre dans l'entaille située sous le cou de l'animal minéral, il la vit voler en éclats.
La course folle continuait dans les étages, les tabis s'interrompant à peine pour faire chanter le sabre et rouler les têtes... La cavalcade de l'ombre jaune semblait inarrêtable. Refusant de se lancer dans une course poursuite futile, Dame Maruyama et son loyal lieutenant décidèrent d'attendre la bushi au rez-de-chaussée du château, seule porte d'entrée mais aussi... seule porte de sortie.
Quand Ikayama Matuo atteint le sommet de la forteresse, deux adversaires l'attendaient déjà. Elle remarqua toutefois une jeune femme prostrée au fond. Était-ce sa cousine ? Avant de régler la question, il lui fallait déjà se débarrasser de deux hommes lui barrant la route. Aucune difficulté pour une épéiste de son talent et bientôt, les deux bandits agonisèrent dans leur sang... La jeune fille était libre, restait à la ramener en sécurité. Incapable de parler, elle suivit docilement sa bienfaitrice.
Pendant ce temps, le gros des forces du Bakufu, remplissait de poudre leurs canons et bien que les tirs se firent de moins en moins précis, les hommes d'Ikayama continuait de subir les foudres des armes occidentales. A tel point qu'ils renoncèrent à escalader le mur, tentant plutôt d'établir le contact avec le moine reposant en haut de la pagode. "N'as-tu rien oublié?" entendit le premier qui passait sous le Tori. Il se mit alors à embrasser les pieds de la statue du dieu singe en signe de soumission...
A la vue de l'ombre jaune honnie, et la future concubine la suivant toujours comme son ombre, Dame Maruyama décida d'incanter une nouvelle sphère incandescente plus mortelle que jamais, puisant dans ses dernières réserves de Chi. Cela n'eut bien sûr aucun effet sur la samouraï mais son corps dut fortement faire barrière pour bloquer le gros projectile visant sa cousine. Cela suffit cependant pour faire enrager la guerrière qui fonça seule contre ses deux adversaires à l'étage inférieur mais qui fut jetée au sol sous les assauts coordonnés du Bafuku.
Cependant, la samouraï enragée était une experte de toutes les formes de combat et être au sol ne lui semblait pas un handicap. Elle repoussa la sorcière avant de tendre la main vers une ombrelle qui attira son regard. Cette ombrelle n'était pas n'importe quelle ombrelle puisqu'ayant vécu plus d'un siècle, elle était désormais dotée d'une âme et vivait sa propre vie. Aidée par cette alliée improbable, elle put ainsi mettre à mort sans sommation l'officier du Bakufu sans autre forme de procès.
Avant que tout ne soit perdu, Dame Maruyama monta prestement à l'étage et se précipita sur la demoiselle au sol, lui écrasant violemment la tête dans la trappe, de son talon. La jeune femme inconsciente n'avait aucun espoir d'en réchapper et sa nuque fut brisée sur le coup. Les véritables ordres du Shogun étaient : "rapportez moi Ikayama Matuko ou éliminez-la en dernier recours. Si je ne peux la posséder, alors personne ne le pourra plus". Ce ne serait pas un triomphe à son retour à la capitale mais tout du moins, elle n'aurait pas à subir le courroux de son seigneur n’ayant pas laissé échapper la jeune femme. Son sombre méfait accompli, il ne lui restait plus qu'à s'enfuir. A bout d'énergie, elle ferma les yeux et se concentra pour sentir la force vitale de ses hommes un peu plus loin, à l'extérieur des remparts de la citadelle... Elle se concentra sur l'un d'eux en particulier et... absorba toute son énergie. Il tomba au sol dans un bruit sourd, une expression de surprise sur ses traits à peine formée. Son trépas avait été aussi rapide qu'indolore. Avec ce regain d'énergie, la sorcière pût alors s'approcher d'une fenêtre, visualiser un point au sol près de ses hommes et s'y transporter. Elle était sortie du château avec plus de facilité qu'elle n'y était entrée...
Les ronins gardant la porte finirent par être tirés de leur torpeur par la pluie quasi incessante des coups de feu... Découvrant les tuniques bleues amassées devant la porte, ils entamèrent leur charge et commencèrent à écraser les infortunés ashigarus sous leurs énormes masses. Le premier à tomber fut même tellement écrasé sous l'impact que le spectacle de son crâne volant en mille éclats fit instantanément fuir ses compagnons mais attira le mystérieux Komuso !
Refusant la mort de sa chère cousine, Ikayama Matouo, il tenta désespérément de la sauver, pleurant à chaudes larmes sur le corps inarticulé de la défunte... Il pria tous les kamais de la lui rendre et sentit l'énergie crépiter autour d'elle ! Quand elle releva les yeux, un halo de lumière l'empêcha de distinguer ce qui se trouvait désormais en face d'elle. Elle entendit néanmoins "Tu m'as laissé tomber !"
La samouraï en deuil ne dut sa survie qu'au sacrifice de l'ombrelle au coup de l'esprit vengeur et elle se dépêcha de redescendre au rez-de-chaussée. Cependant, le chef des bandits, qui jusque là prenait tranquillement le thé dans un pavillon excentré du château... était arrivé au château et ce qu'il y trouva ne lui plut pas. Pas du tout! S'il était privé de son Ilayama, il se contenterait d'en écraser une seconde...
Les ronins enragés écrasaient petit à petit la force du Bakufu, mais dame Maruyama ne pouvait laisser ses hommes périr ainsi. Plutôt que de prendre immédiatement la route pour Edo et d’alerter le shogun de la réussite partielle de sa mission, elle retourna en direction du château afin d'arrêter une bonne fois pour toutes ces mécréants.
Quelle folie était-ce là ? Bien qu'elle élimina sans peine l’assassin de ses hommes, elle fut surprise lorsqu'un liquide chaud coula le long de son dos. Ses poumons se vidèrent alors qu'elle voyait poindre à travers sa robe... une flûte. Traversant son corps si menu, l'instrument ôta la vie de la demoiselle...
Leur chef était morte... La surprise était totale et le goût des plus amers... Elle qui était revenue sur ses pas pour les sauver de la folie meurtrière des bandits en armure, avait payé de sa vie ce sauvetage. Décidant que le musicien muet ne pourrait de toute façon jamais justifier son acte, ils le mirent à mort sans sommation par pure vengeance. Il fallait que l'un d'entre eux parte prévenir le Shogun sans tarder, Dame Maruyama était morte, mais sa mission était accomplie...
Alors qu'une étrange femme habillée de loques sortait en courant d'une des maisons du village, un cri résonne "Ikayama vaincra !" suivi d'une détonation... et de la mort d'un autre des ashigaru. Un traitre ! Heureusement rapidement maîtrisé , la situation ne faisait qu'empirer, il était vraiment temps qu'un des leurs s'échappe.
La femme sortie de la maison est complètement perdue. Elle a encore des chaînes qui l'entravent et voit des hommes tout autour d'elle. Certains portent d'amples kimonos, d'autres des armures... Elle ne peut se fier à personne, plus maintenant. Elle se met à courir entre les maisons, espérant trouver un moyen de s'enfuir. Dans sa fuite désespérée elle laisse tomber quelque chose de brillant... Quelque chose qui n'échappe pas à l’œil du samouraï Ikayama portant un kimono bleu et qui se lance à sa poursuite. Un second samouraï prévoit de rattraper la prisonnière. L'objet qui brille même dans la poussière est un bijou appartenant à la jeune femme enlevée. "Voleuse" crie t'il. "Elle n'est qu'une vulgaire voleuse".
Le second samouraï à la poursuite de la fuyarde l'abat sans sommation quand il la rattrape en plongeant son sabre dans la chair de la jeune femme déstabilisée. Dans un dernier râle, la lumière de vie qui lui restait s'envole. Elle glisse le long de la lame et tombe au sol. Le samouraï ricanant de la mise à mort grossière qu'il vient de délivrer voit son rire stoppé net alors qu'il retourne le cadavre encore chaud pour y essayer son sabre. Ce visage, il le reconnaîtrait entre mille... C'est celui d'Ikayama Matuko... la femme qu'il avait juré de protéger, la cousine de sa sensei. L'homme se met à genoux, tire son wakisashi et se fait seppuku pour laver son honneur du mieux qu'il le peut... Sans personne pour lui trancher la tête pour abréger ses souffrances, il doit attendre dans la douleur que suffisamment de sang ne s'écoule de son ventre largement entaillé...
La famille Ikayama n'était pas la seule à utiliser des espions dans le camp ennemi... Le samouraï vêtu de bleu sourit avant de tourner les talons pour fuir à la suite des hommes du Bakufu. Les Ashigarus avaient beau être sûrs de la mort de la princesse, il lui en apporterait la preuve. Pas seulement de la mort d'une vulgaire Onryo, mais de la mort de la princesse par les membres de sa propre famille... Le shogun serait sans doute satisfait et lui, riche...
Voilà c'est la fin de l'histoire d'aujourd'hui. J'espère qu'elle vous aura plus et que l'équilibre entre faits de jeu et conte est bon. C'était une super partie de figurines à trois têtes avec Matou de Golem Miniatures (qui est d'ailleurs en pleine campagne pour ses muses, j'ai pris la petite sirène personnellement, je vous invite à aller voir !) et PF. Vous avez déjà du voir leurs noms ici, ce sont de très bons camarades de jeu ! PF faisait la pasteurisation de la partie (je reprends ses termes) et jouait donc après nous pour activer tous ses PNJ (ndlr : personnages non joueurs). C'est donc à lui que l'on doit le moine attendant son saké, l'animation des lions, la fuite de la vraie princesse et l'infâme meurtre de Dame Maruyama... Il a utilisé le système de a Fistful of Kung-fu pour nous faire jouer cette partie et nous a expliqué avant la partie en secret notre objectif et la présence d'un traitre. C'était également ses figurines et sa table, que vous aviez déjà aperçu lors d'une partie infinity relatée sur le blog.
Bref, on reprend doucement l'écriture d'article maintenant que je suis de nouveau en région parisienne, la peinture par la même occasion. Je vais essayer de continuer à vous tenir au courant du mieux que je peux si vous avez toujours le courage de venir lire mes "aventures ludiques".